vendredi, août 31, 2007

Caramel


Je vous conseille ce film,
il parle du Liban à travers les femmes
sans aucune allusion à la guerre,
car le Liban n'est pas seulement la guerre,
même si toute la vie Libanaise n'est pas dans le film,
il représente bien la vie des gens,
je m'y suis retrouvé dans ce film,
car c'est presque ainsi que j'ai vécu 18ans,
Je dis presque car
à l'époque il n'y avait pas le téléphone portable...

Le pourquoi du titre selon Nadine Labaki :

La double signification du titre
Nadine Labaki a choisi le titre Caramel pour deux raisons, la première en rapport au salon de beauté où se déroule le film, la seconde est une métaphore de l'hypocrisie du système traditionnel oriental face au modernisme occidental dont souffrent les héroïnes : "C'est la pâte épilatoire faite à la manière orientale : un mélange de sucre, de citron et d'eau que l'on fait bouillir jusqu'à ce qu'il devienne du caramel. On étale ce mélange sur du marbre pour qu'il refroidisse un peu. Et l'on en fait une pâte qui sert à épiler. Mais Caramel c'est aussi l'idée du sucré-salé, de l'aigre-doux, du sucre délicieux qui peut brûler et faire mal", explique la réalisatrice.

http://www.caramel-lefilm.com/

jeudi, août 23, 2007

Présent


Les tournesols
Couvrent le sol,

Couvent de leurs regards,

Le vieux chêne,

Avec égards,

Belle harmonie,

Extraordinaire alchimie,

L’arbre majestueux,

Posait un regard affectueux,

Sur toutes ces fleurs,

Qu’il effleure,

Du bout de ses branches,

D’une caresse

Que la brise déclenche,

Comme une messe,

Car l’instant est rare,

Le temps avare,

Bientôt la fin de l’été,
Les fleurs seront fauchées,
Les feuilles du chêne fanées,
Tous l’acceptent avec majesté,
Profitant de l’instant présent,
Sans un regard sur le passé,
Car tout se vie maintenant,
Ils se fichent de l’hiver,

De demain comme d’hier,
J’aimerai être un chêne,
Que rien n’enchaine,
Les racines comme ancrage,
La tête dans les nuages,
J’aimerai vivre la vie,
Au présent,
J’aimerai vivre la vie
Comme un présent,








samedi, juillet 14, 2007

"L'armes"




Mes larmes sont taries,
Comme un puits du désert,
D’où plus rien ne jaillis,
Un goût sec et amer,
M’envahi
Et pourtant je pleure,
Je pleure la vie et ses folies,
Je pleure ce que je suis,
Je pleure sans pleurer,
Je crie sans crier,
En silence,
En solitude,
Je me sens démuni,
Face à la tristesse qui m’envahi
Alors mes mots s’emboîtent,
Comme les sardines en boîte,
Stériles et insipides,
Inutiles mais limpides,

Alors je fouille dans mes souvenirs,
Une histoire,
D’où perle un peu d’espoir,
Un ciel bleu sans histoires,
J’apaise mes souffrances,
Pour taire mes errances,
Je crie :
Silence,
Comme une sentence,
Qui me donne de l’importance,

Je pleure sans pleurer,
Je crie sans crier,
Mes espoirs s’envolent,
Le désespoir caracole,
En tête,
J’attends la prochaine tempête.

dimanche, juin 24, 2007

Des Espoirs


Mes idées sont noires et sombres
Comme ces nuages qui encombrent,
Le ciel de ma vie,
D’hier et d’aujourd’hui
La guerre en trait d’union,
Entre misères et incompréhensions
Entre tueries et désunions
La vie entre parenthèse,
La mort en point d’exclamation
Elle interroge quelques instants
La guerre une belle invention ?

Je me tue à me dire
Que la vie c’est fleurir,
Dans les regards, des sourires,
Je me tue à me convaincre,
Que la vie c’est de vaincre,
Ceux qui essayent de convaincre,
Que tuer l’autre c’est vaincre,
Que tuer est une victoire,
Que tuer c’est l’espoir,
D’un lendemain sans cet autre,
Cet autre cette espèce de monstre,
Un monstre qui nous montre
Que nous sommes si semblables,
Simplement, sans aucun préalable,

Tandis que mes idées caressent le gris,
Mon cœur cet insoumis,
Continue dans une belle utopie,
De croire à la vie,
Ma tête qui claironne,
Une histoire qui résonne,
Une tristesse qu’elle chantonne,
A tue tête comme dans une fête,
Mon cœur qui jamais n’abandonne,
A battre au rythme qui sonne,
Sur une chanson qu’il fredonne,

Me voilà en conflit,
Entre mes idées noires,
Et mon cœur qui crie son espoir.

samedi, mai 26, 2007

Mauvaise herbe


Mauvaise herbe mauvaise herbe,
Tu me regardes et tu me nargues
Aujourd’hui c’est décidé
Je te désherbe,
Tu m’agaces tu me tortures,
Tu envahies mon jardin
Jusqu’à la clôture,
Tu squats même les murs
Tu obsèdes mes pensées
Tu étouffes mes jolies pensées

D’une voix douce et cruelle,
D’une voix qui gronde en elle,

Attends un peu avant d’en finir,
Avec moi, me dit-elle
Dans un soupire,
Ne te fie pas aux apparences,
Ne te fie pas aux appartenances,

Tu as de la chance, aujourd’hui
C’est mon jour de bonté, lui dis-je
Sur un ton de prince ou d’émir.

Je me suis penché, avant de l’arracher,
De près je l’ai observé, et regardé
C’était la beauté incarnée,
D’une finesse, d’une richesse,
Que je n’avais jamais soupçonné,

Combien de plantes, combien de fleurs,
Dans nos croyances pauvres et aveugles
Avons-nous arraché, et piétiné,
Traité comme la pire des espèces,
Sans jamais regarder leurs richesses,

Ouvrez les yeux, car parfois
Derrière l’insignifiant
Se cache un cœur de grand.



jeudi, avril 26, 2007

Tranparences


Transparent
Comme si je suis inexistant
Unique sur terre
Perdu entre ces milliards de gens
Unique terre
Perdu dans l’immensité de l’univers
Parmi ces milliards d’astres
Je tente d’exister,
J’essaye de subsister,
J’aime et je voudrai être aimé,
Je cherche dans un sourire,
Je cherche dans les regards,
J’écris mes bonheurs,
Je crie mes douleurs,
Je sais que l’histoire a un début,
Je sais qu’elle a une fin,
Je sais que la vie s’évapore,
Je sais que la fin c’est la mort,
Je sais que tout n’est pas vain,
Je sais que je ne laisserai pas de traces,
Je sais que je ne vivrai que l’espace,
D’un temps d’un refrain,
Dans notre histoire d’humains,
Je sais mais je dois continuer,
Je sais mais je dois avancer,
Pour rendre la vie agréable,
Pour rendre ses aléas supportables,
Je n’ai qu’un choix,
Chercher ma voie,
Je suis transparent,
En moi existant,




mercredi, avril 04, 2007

Le petit nuage


Un petit, tout petit nuage
Préparait avec frénésie
Son voyage,
Pliait, rangeait ses bagages,
Rêvait d’un avion de passage,
Qui l’entraînerait dans son sillage,
S’accrocherait à ses ailes
Comme un long plumage,
Il voulait voir du pays,
Il voulait voir du paysage.

Notre petit nuage
Alourdit ses bagages
Afin de parer à tout mauvais présage
Afin de prévenir tout dérapage,
Il ne voulait pas être l’otage,
D’un grain de sable dans les rouages,
De ce qu’il appelait le grand voyage,
Papa maman lui ont appris d’être sage,
Il a bien compris, saisit le message,
Il s’est préparé comme au dressage,
Il attendait le bon moment pour le décollage,
Préconisé dans un livre écrit pas un grand sage,

Mais voilà dans sa vie,
Il a oublié la fantaisie,
Il a refait ses calculs, ses plans de vols,
Pourtant il était toujours là
Clouer au sol,
Certes il s’est envolé des fois,
Pensant la liberté au bout des doigts,
Pourtant il a fait comme on lui disait,
Il a fait ce que tout le monde faisait,
Pourtant jamais il n’a baissé les bras,
Toujours prêts à accrocher le La,
Ses envolées n’allaient pas bien loin,
Ses rêves se réfugiaient dans les coins,
A présent il avait peur du lendemain,
Il oubliait de rêver,
Il oubliait qu’il pouvait voler,

Lui qui ne connaissait pas le triste,
A finit par perdre son âme d’artiste,
Il en voulait à la terre entière
Il se trouvait laid, se trouvait con,
Se plaignait de tant d’incompréhensions,
C’est certain qu’il savait faire semblant,
D’aller bien, d’habiter le firmament,
Tout le monde l’enviait,
Tous l’admiraient,
Mais au fond de lui il savait,
Ce qu’était sa vérité,
Incapable de voler,

Notre petit nuage eu ses années de galère,
Il changea souvent de couleur,
Mais voilà la vie est généreuse,
Elle offre parfois des surprises merveilleuses,
En réalité elle nous les offre à chaque instant,
Mais pour les voir il faut vivre le présent,
Notre petit nuage devenu grand,
S’aperçu de ses craintes et de ses démons,
Il lui fallu du courage et beaucoup de temps,
Pour retrouver ses rêves d’enfant,
Il oublia ses bagages,
Fit confiance à ses apprentissages,
Sans renier les leçons des sages,
C’était à lui de décider du voyage,
Son cœur et son esprit se dégagent,
De ce qui lui portait ombrage,
Le voilà libre
Le voilà en équilibre,
Maintenant il est prêt pour vivre,
Maintenant
Il sait que la vie n’offre pas toujours le meilleur,
Maintenant
Il sait que les rêves ne sont ni loin ni ailleurs,
Maintenant
Il sait que pour vivre il faut s’affranchir de ses peurs.








jeudi, mars 29, 2007

Ecrire les sentiments


J’écris mes sentiments,
J’écris ce qui se bouscule par moment
Dans ma tête dans mon corps
Dans mon être dans mon cœur,
Comme une marmite qui s’agite,
Tout ce que je pense et cogite,
Se met en marche en ébullition,
Comme une réaction chimique,
Un catalyseur inattendu,
Un événement imprévu,
Je ne contrôle plus mes arguments,
Je finis par voir les mots me parcourir,
Comme l’eau du fleuve qui rugit,
Qui gronde et se bouscule,
Passage en force dans le désordre,
De mes idées et je m’efforce,
A les mettre en cohérence,
Dans une belle résonnance,
Parcourent la moindre fibre en moi,
Arrivent dans mon bras
Jusqu’au bout de mes doigts,
S’écrivent en des mots simples,
Sans prétention, colorés et humbles,
Puis le vide m’atteint,
Epuisé mais certain,
Que d’autres idées jailliront,
D’autres sentiments se bousculeront,
Pour être couchés à leur tour,
Sans embellissements sans atours,
Sur une feuille,
Mes sentiments,
Que j’effeuille.

jeudi, mars 22, 2007

Sur le Sable


Mes pas sur le sable
Laissent des traces indispensables
Que la mer caresse
De ses petites vagues
En douceur les efface
Mes traces ne semblent pas tenaces
Je reviens en arrière,
Laissant d’autres traces derrière
Pour revoir cette part de l’histoire,
Je voudrai tout savoir,
De ce qui a été hier
Du comment du pourquoi,
Je tourne en rond,
Je perds la notion du temps,
Dans mon passé je perds mon présent,
Je m’accroche, j’en pleur de rage,
Je veux que tout soit net,
Que tout soit honnête,
Je veux tout comprendre,
Sans me méprendre,
Pourquoi, cela me sert à quoi,
Enfin dans le silence,
Je reprends sans aisance au départ,
mon chemin qui avance,
Pour rattraper le temps perdu,
A chercher l’inconnu,
Que je croyais oublié à jamais,
Perdu dans les vagues
De mon esprit qui divague,
Alors qu’il n’a cessé de m’accompagner,
Mes pas sont en moi,
Ni dehors ni ailleurs,

dimanche, mars 04, 2007

Rêves


Un rêve stupide, un rêve futile,
Pourtant il serait bien utile,
C’est mon rêve depuis toujours,
M’accompagne au jour le jour,
Depuis tout petit, depuis l’enfant
Que j’ai été, depuis longtemps.
Qu’avec un regard un simple sourire
Je puisse supprimer le mot souffrir,
Non pas les souffrances qui font grandir,
Mais celles qui n’ont pas lieu d’être
Celles qui détruisent l’âme et l’être,
Provoquées par les guerres assassines,
Les trafics de toutes ces vermines
Qui profitent de tous les crimes,
Drogue, ventes d’armes et famines
Et tout le reste qui ne se voit pas
Et tout ce qui assure le trépas
De l’humanité toute entière
Armes chimiques, missiles nucléaires,
Pollutions, exploitations de la misère,
Ils nous ventent un monde meilleur,
Ils nous vendent de faux bonheurs,
Je rêve d’un regard qui apaise,
D’une main qui touche éteint la braise,
Je rêve, je rêve, je rêve.

samedi, février 24, 2007

Information à diffuser

J'ai trouver cette information sur le blog de BEVEZIER en lien ici, je la diffuse entièrement.
Gto

AIDONS LE!!!!!

Mes chers visiteurs. J'ai appris très récemment qu'un bon ami, a besoin de mon aide et de l'aide de tout le monde. La mission: sauver un enfant de 4 ans, son enfant...... Je vous demande s'il était possible à tous de faire un petit message dans vos blogs respectifs, et ou d'envoyer l'adresse du site à vos correspondants mails.... Ce n'est pas un canulard, Je suis touché par ce drame, et je crois que l'on peut faire marcher une solidarité exemplaire... je compte sur vous et vous remercie...

Vous pouvez adresser vos dons à l' association Les Képis Pescalunes (http://membres.lycos.fr/kepispescalunes/)

Par l'intermédiaire du docteur Thierry LEBLANC de l'hôpital St Louis à Paris, nous avons pu entrer en contact

avec le professeur DOKAL à Londres, spécialiste mondiale de la dyskératose congénitale.

Alexandre va s'envoler pour l'Angleterre et sera reçu par cet éminent praticien le 13 mars 2007 à l'institut

de science moléculaire de l'hôpital « Barts and The London Queen Mary's School of Medicine ». Un rayon d'espoir....

Voici le site de ce petit garçon qui mérite plus que tout de gouter à la vie: http://monsite.orange.fr/rayondesoleil

Pour vos dons : Les Képis Pescalunes Opération un Rayon de Soleil pour Alexandre Sonia et Peter SCHMIDTBAUER 38 avenue de Melgueil 34280 LA GRANDE MOTTE

jeudi, février 15, 2007

Parler d'autre chose

Je préfère vous parler d'autre chose que la guerre, je préfère vous faire découvrir le Liban sous un autre aspect, sous un autre visage, je préfère vous parler de cuisine, des vestiges archéologiques, des richesses humaines philosophiques et artistiques, dans ce pays porte d'entrée de l'orient, fenêtre vers l'occident.

Mais le Liban aujourd'hui ressemble à un malade à l'agonie, qui ne baisse pas les bras car il ne veut pas se contenter de survivre, il veut tout simplement vivre.

Le Liban est rongé par la maladie, et pourtant il lutte, il se bat, et aujourd'hui je ne sais pas, qui va l'emporter dans cette bataille, la vie ou la mort. Comme l'écrivait de façon ironique un ami dans un livre intitulé Euphorisme : " Vie contre mort : meilleure défense opposé à la meilleure attaque. Quel match"

A chaque soubresaut de l'histoire qui s'écrit à l'encre rouge sous nos yeux aujourd'hui, je me dis demain sera forcément meilleur.

mardi, janvier 23, 2007

Sentiments confus

Les événements du Liban on paralysé ma plume, j'avais peur que mon écriture réveille les vieux démons de la guerre.
J'ai osé espérer que l'homme était intelligent, que non mille fois non il n'allait pas souffler sur la braise d'une guerre mal éteinte, qu'il n'allait pas appuyer sur des plaies qui n'étaient pas encore fermées.
J'ai osé, oui j'ai osé simplement cela, de l'homme qui vient de finir d'enterrer ses morts d'hier.
Naïf, oui je le suis, car tout cela me paraît si simple, si simplement un comportement humain, de vouloir vivre. Mais la vie se résume-t-elle à la mort de son voisin pour sa vision différente de la notre.
Mille et une questions se bousculent, sans réponse. Je ne sais plus quoi faire de mes sentiments, je ne sais même pas que penser de tout ça, impossible de prendre du recul, impossible d'éteindre ma colère.
Pour ne pas trop en souffrir, je mets mes sentiments au congélateur, et j'essaye de croire que demain l'homme sera intelligent, humain simplement humain.

mardi, décembre 05, 2006

Blessures

Je n'ai pas écrit depuis bien longtemps,
il y a des choses à dire pourtant,
Le Liban se meurt à petit feu, doucement,
tué par ses propres enfants,
Le Liban va mal et moi avec,
je crains le pire, je crains le réveil
de très vieilles blessures,
nous glissons vers une guerre,
doucement inexorablement,
cette vision au ralentit du cauchemar,
comme dans un film,
je reste impuissant à regarder,
les événements se dérouler,
et je me dis que l'homme est con...

dimanche, octobre 22, 2006

La lampe magique




Cette odeur, ce parfum qui embaumait le petit chemin qui allait descendant vers la mer et la maison de ma grand mère. Son odeur allait en augmentant, tout doucement des dizaines de mètres avant, jusqu'à l'entêtement quand je passais dessous, devant...ce parfum qui suivait mon sillage des dizaines de mètres plus loin, me quittait à regret, mais à jamais imprimé dans ma mémoire, le jasmin.
En contre bas une maison modeste, installée posée au milieu d’un jardin, riche, en oranger, bananier, clémentinier, différentes variétés de raisins, un grenadier, des pensées, des roses,
des ……mon paradis à moi. En face la mer méditerranée, à droite une citadelle, de vieux vestiges qui remontent à 7000 ans, qui s’étalent indifférents au temps qui passe.
C’est mon lieux magique, c’est un lieu fantastique, c’est un lieu de ressource intérieur, c’est le mien, c’est une lumière dans les moments difficiles.

Je suis certain que chacun de nous à son lieu magique en lui, même si on ne le trouve pas, même s’il ne s’impose pas à nous comme une évidence, il est là quelque part, installé confortablement dans nos mémoires. C’est comme une lampe magique poussiéreuse qu’on ne voit même pas…. Le jour ou vous trouverez votre lampe magique frottez là, vous serez étonné par le résultat, le génie qui en sortira vous offrira une fortune, de celle que vous ne connaissez pas…

lundi, octobre 02, 2006

Mes Racines



Il y a eu la guerre, oui
Mais avant était-ce
Heureux, insouciant ?
C’était heureux oui,
du moins je le vivais ainsi,
C’était riche mais pas d’argent,

C’est étonnant comme on peut garder le pire ou le meilleur d’une même situation,
Il suffit de voir les choses autrement, se positionner sur un autre versant de la réalité. J’aimais et j’aime la vie comme elle s’est présentée (avant la guerre), cela ne veut pas dire que les choses étaient faciles ou difficiles, elles étaient c’est tout. En réalité j’en garde l’essentiel, avec un certain détachement serin. Alors quand je suis stressé, je ferme les yeux et je refais ce voyage en arrière, j’y puise ma sécurité, ma sérénité, j’y puise une force qui me permet d’avancer. Je sais, j’ai eu la chance d’être aimé, mais je sais aussi que j’ai su aimé en retour, et je sais également que j’avais également la chance de percevoir avec facilité les choses positives de la vie qui se présentaient à moi. Je m’en suis pendant un moment éloigné de ce « moi » qui percevait les choses, je me suis éloigné de l’affection que je portais à mon semblable, peut être était-ce nécessaire pour mieux y revenir

Aujourd'hui je retrouve mes racines intérieurs….

mercredi, septembre 20, 2006

Mais où est passé le Café?

Où est passé le café,
atomisé, disparu,

pour ceux qui passent encore chez moi,
je ne peux vous fournir votre petit déjeuner,
comme à l'accoutumé, avec les sourires et les baisers,

je les apporte ici, des fois que vous avez l'idée de venir ici.

jeudi, septembre 07, 2006

Vous me demandez...




Vous me demandez,
Pourquoi tu pleures ?
Ma réponse ne sert à rien
Vous dites : on peut t’aider.
Pouvez-vous rendre les morts à la vie ?

Mon petit copain est mort,
Il est mort innocent,
Il est mort dans la noce de son enfance
Vous demandez, comment est-il mort ?

D’une balle en plein cœur,
Tiré froidement par un sniper
Dans un pays en pleine guerre
Une guerre qui tue et qui exile

Il n’était pas combattant,
Son petit frère avait faim,
Il lui fallait traverser sa rue
Celle qu’il connaissait si bien
Pour rejoindre le magasin,

Sa maman a tenté de le retenir,
Maman je suis grand,
Au milieu de sa rue,
Celle qu’il connaissait si bien
Son air de jeu avec ses copains,
Un bruit un seul, unique, claque
Pour signifier la fin de l’entracte
La fin d’une histoire, la fin tout court.

Ne pleure pas, ne pleure pas
Il est mort pour le pays…
Vous vous moquez ou quoi ?
Vous ne savez pas
Que la guerre ne sert à rien,
Elle sert ceux qui ont vendu mon pays
Et les combats réalisent leurs rêves,
Leurs sales rêves.

Je pleure tous ceux qui sont morts,
Dans mon cœur une blessure
La blessure de ceux qui sont morts
Enterrés à l’air libre
Morts pour ce qu’on appelle la cause
La cause d’exiler un peuple
De le torturer pour l’éternité.

Dans mon cœur des éclairs et des tonnerres,
Dans mon cœur une révolution,
Révolution de l’amour
Révolution qui a poussé
Parce que, blessée

Vous me demandez pourquoi je pleure….

J'ai rédigé ce texte en 1979, j'étais en France depuis 4 ans. J'ai apporté peu de modifications au texte d'origine, même si aujourd'hui je l'écrirais de façon différente.

jeudi, août 31, 2006

Me revoilà


Après un long silence je reviens,

Oui je reviens car il m’était difficile d’écrire, car mes mots étaient teintés de colère et de haine, j’étais sans indulgence.

Oui mon passé m’est revenu comme un boomerang à la figure, violence, tuerie sauvagerie sans nom, sans réel motif valable.

Oui il m’a fallu du temps pour « digérer », reprendre de la distance.

Non cela ne veut pas dire que je pardonne à ceux qui ont initiés la guerre et à ceux qui en ont profité pour démolir méthodiquement un pays, car cela n’est pas pardonnable.

Je vous livre cette métaphore que j’ai lue il y a quelques jours et qui résume bien mon état d’esprit aujourd’hui :

Un vieil homme qui vit seul au sommet d’une montagne avec son fils unique et n’ayant pour seul bien qu’un cheval. Le cheval s’enfuit, les villageois viennent le réconforter et il leur répond : « je ne sais pas si c’est un bien ou si c’est un mal ».
Puis son cheval revient accompagné d’une horde de chevaux sauvages vite capturés par son fils. Les villageois viennent le féliciter en disant que cela se termine positivement. Le vieil homme leur répond de nouveau : « je ne sais pas si c’est un bien ou si c’est un mal ». Ce qui surprend vivement les villageois.
Quelques temps après, le fils, en dressant les chevaux sauvages, fait une grave chute et se retrouve totalement impotent. Les villageois retrouvent le vieil homme pour le consoler. De nouveau celui-ci répond : « je ne sais pas si c’est un bien ou si c’est un mal ». Ce qui choque les villageois car ils ne comprennent pas ce que l’on peut trouver de bien à ce que son fils soit invalide pour de nombreux mois.
Et ce n’est que lorsque, quelques mois plus tard, la guerre ensanglante le pays tout entier, que tous les jeunes gens du village sont réquisitionnés pour aller à la guerre et que seuls quelques uns en reviennent, pour la plupart gravement mutilés, que les villageois comprennent ce que le vieil homme a voulu leur dire.

Et au Liban nous avons un proverbe qui dit : « Ne déteste rien, c’est peut être pour un bien »

J’ose espérer que cette guerre ne sera pas inutile et qu’au-delà des horreurs, c’est sur le chemin chaotique de la paix que nous cheminons.

J'offre ce passage à tous les morts de cette guerre quelque soit leur camp.




samedi, août 05, 2006

Pourquoi?


Accaparé par les événements, qui finissent par me torturer, qui finissent par tarir les mots, car il n'y a rien à dire face à tant d'absurdités, il n'y a pas un mot pour qualifier tout cela, il n'y a que l'impuissance sourde d'un spectateur qui regarde en colère, ces gens qui décident de la vie ou de la mort avec une insolence écœurante...
Demain on ne fera plus la une des journaux qui nous gavent de visions cauchemardesques, mais demain et pour longtemps après que l'image se soit effacé de notre mémoire, des blessures ouvertes vont demeurer dans le silence de l'éternité et des âmes exsangues... Pendant que ceux qui ont déclenché et ceux qui ont participé à cette guerre vont continuer à se gaver de slogans hypocrites.
Oui en ce jour je souhaite rétablir la guillotine, et je couperai la tête de tous ces irresponsables. Aujourd’hui j’ai de la haine, tant pour ceux qui se prétendent Libanais et qui ont initié cette guerre, que pour les Israéliens qui au nom de la défense de leur pays massacrent sans vergogne….

Aujourd’hui je suis épuisé par la bêtise humaine. Pourtant la paix c'est si simple.

Merci à vous qui êtes là à m'écrire ou à me parler.

Gto