dimanche, février 22, 2009

La vie


J’ai déserté ce lieu,
Je l’ai laissé à l’abandon,
Pourtant les idées foisonnent,
Mais refusent que je les emprisonne,
Elles sont là, elles se bousculent,
Elles tourbillonnent, elles fusent,
Mais obstinément refusent,
De se laisser apprivoiser,
Par l’encre de ma plume,
Alors je les laisse partir,
Dans le néant s’évanouir,
Pendant que d’autres vont jaillir,
Pour, un certain temps me tenir,
Compagnie avant de s’enfuir.

Elles habitent mon esprit,
Cela me suffit,
Je me raconte des histoires,
J’éloigne le désespoir,
Je me remplis de rêves,
Une sorte de trêve,
Où tout est beau et possible,
Où tout est clair et paisible,
J’avance sur le chemin de la vie,
Où je navigue vers l’infini,
Sur des chemins nouveaux,
Sur des chemins imprévus,
D’embûches en renouveau,
Je mène ma vie à vue,

samedi, septembre 27, 2008

Le Soleil

J'ai vu le soleil se coucher
Dans de profondes vallées
Ereinté, de sa longue journée
De tout ses rayons étalés.
J'ai vu la mer  s'offrir
Comme pour le rafraîchir.
J'ai vu les nuages avancer
Lui servant d'oreiller
Le soleil rouge de sommeil
Finit par se laisser aller
Eteignant ici ses lumières
Pour les allumer de l'autre côté
J'ai vu le soleil se réveiller
La tête dans les nuages, embrumée

J'ai vu à son rythme la vie se dérouler,
entre nuages et ciels bleus,
jamais un lendemain pareil,
jamais une même fin de journée,
Riche en surprise, étonnant de variété,

Le soleil m'a appris que la vie se vit ,
aujourd'hui,
entre hier et demain
que je ne peux pas tout régenter,
que je ne peux pas tout vouloir et tout anticiper,
qu'il y a une part d'inconnue, de mystère,
et qu'il faut l'accepter.
 

  

jeudi, mai 01, 2008

L'autre côté



Aujourd’hui je t’ai porté dans mes bras,

Aujourd’hui je t’ai serré contre moi,

Comme un prétexte pour te toucher des doigts,

Quarante kilos c’est à peine ton poids,


L’étincelle qui animait encore tes yeux,

S’éteint lentement, doucement à petit feu,

Comme les flammes dans une cheminée,

Qu’on oublie d’alimenter,


Malgré ce que me dicte ma raison,

Que la vie défile comme les saisons,

Mes yeux refusent de m’obéir,

Autorisent mes larmes à jaillir,


Aujourd’hui j’en veux à la mort,

Aujourd’hui j’en veux au sort,

Je veux qu’elle me lâche qu’elle m’oublie,

Elle m’a déjà emportée un être cher,

Demain elle m’emportera l’ami.

samedi, avril 12, 2008

Faim de vie


J’accompagne mon ami qui se meurt,

Vers sa dernière demeure,

Rongé, épuisé par la maladie,

Qui détricote les dernières mailles de sa vie,

La faucheuse de la mort au pied de son lit,

Attendant d’un sourire sadique

Qu’il baisse les bras, qu’il abdique

Son dernier souffle, qu’elle revendique,

Je n’en veux pas à la mort,

Car elle me rappelle à la vie,

La mort n’est pas l’ennemie,

Je n’en veux pas au sort,

Car le jeu se termine toujours ainsi,

Parfois très tôt parfois tard,

Même si elle prend du retard,

La faucheuse a toujours le dernier mot,

Celui de la fin…

dimanche, mars 09, 2008

Grand Ecart


Un jour je me suis réveillé à l’aube de mes pensées,

Certaines volaient dans tous les sens joyeuses, heureuses,

D’autres virevoltaient piaillaient,

Comme des oiseaux par temps d’orage,

D’autres silencieuses presque prostrées,

Triste et malheureuse n’osent s’exprimer,

D’autres posées majestueuses,

Sûres de leur présence,

Effrayantes de suffisance

D’autres ne sachant où aller

Doutant de leur propre capacité

A vivre autonome et à évoluer.

J’ai vu tout ça autour de moi, à la fois ciels d’automne, d’hiver

De printemps et d’été, ciel d’orage, ciel gris, ciel sans nuages,

Ou si peu et tellement légers.

J’étais à l’aube de la vie,

Et je regardais tous ces ciels,

Qui m’appartenaient…

dimanche, février 03, 2008

C'est ici, c'est ainsi

C’est ici que j’ose,
C’est ici que je dépose,
Les questions que je me pose,
Les réponses que je suppose,

En quelques mots que j’attrape,
De mes idées qui s’échappent,

C’est ici que je peins en rose,
C’est ici que je dépeins le morose,
Ce que j’aime ce qui m’indispose,
En quelques lignes que je dispose,

C’est ainsi que je crée mes certitudes,
Comme un rempart à ma solitude,

Je sais que mes certitudes d’aujourd’hui,
Peuvent devenir mes doutes de demain,
Et que les doutes que je vis,
Deviendront certitude un beau matin.

samedi, décembre 29, 2007

Mes Mots




Mes mots,
Sont une pommade,
Une expression, une passade,
Mes mots expriment,
Mes mots s’animent,
Essayent de trouver la rime,
Tentent d’exprimer l’abime,
Et pourtant ils sont bien loin,
De dire la complexité des sentiments,
Dans un simple alignement,
Elles se contentent d’essayer,
Elles tentent d’esquisser,
Elles sont le témoignage,
De mes interrogations,
Une image imparfaite,
De fêtes en défaites,
De joies en mélancolies,
D’espoirs dans la vie,
Elles me raccrochent aux possibles,
Couchés sur le papier me rendent paisible,
Je joue avec les mots,
Pour que puisse s’envoler les maux,
Dans un beau ciel étoilé,
Deviennent plus légers,